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Mohamed Berrada aux RDV de l’Histoire de Debdou


Mohamed Berrada : «L’identité est un processus continu qui est impacté par des contextes»


L‘émission Kan Ya Makan de 2M diffusée le 26 janvier 2019

Publié dans Aujourd’hui Le Maroc

Mohamed Berrada : «L’identité est un processus continu  qui est impacté par des contextes»

Entretien avec Mohamed Berrada, écrivain

L’auteur marocain, installé en France, vient de remporter le prix Katara du roman arabe. Pour sa nouvelle œuvre intitulée «Mort différente». Il vient également de se rendre au Royaume, son pays natal, pour prendre part à une conférence consacrée à ses œuvres. Aussi, il a été l’invité d’un salon littéraire typiquement féminin initié par la fondation Arrabwa pour la culture et la pensée. Nous l’avons rencontré en marge de ces deux événements.

ALM : Quelle est la valeur ajoutée du prix Katara pour votre parcours?

Mohamed Berrada : Déjà, le fait d’octroyer des prix est, de nos jours, intéressant pour les auteurs vu le recul du taux de lecture notamment des livres en papier. De tels prix sont susceptibles de susciter l’intérêt des lecteurs quant aux textes qui méritent d’être lus ou au moins achetés. Comme le laisse voir notre vécu, l’auteur arabe ne peut, hélas, pas vivre de sa plume. En outre, l’inexistence d’une politique culturelle ouverte entre autres fait que les ventes soient minimes et limitées. Donc lorsque le prix est littéraire sans conditions politiques ou idéologiques, l’objectif pour l’auteur est de publier ce qu’il pense et écrit puisqu’il ne s’agit pas de prix à la demande.

Qu’en est-il des caractéristiques du prix Katara ?

Pour ma part, j’ai déjà été membre du jury de plusieurs prix à l’instar du Booker et du Cheikh Zayed. S’agissant du Katara, il n’y avait pas de conditions. C’est le comité qui prévoit des mesures littéraires et esthétiques sur la base desquelles le choix est fait. Après quoi, il y a des discussions. De plus, c’est l’Isesco qui choisit le jury du prix Katara. Le tout en supprimant les noms des candidats, ce qui n’est pas le cas dans les autres prix. Puis, il y a une première et deuxième lectures. Ensuite, un petit comité tranche en fonction des points et des appréciations. Ce qui distingue le prix Katara c’est qu’il s’ouvre sur des jeunes contrairement à nous les seniors qui ne se chiffraient qu’à trois ou quatre. De plus, ce prix du Katara a des valeurs littéraires et artistiques. En général, la plupart des prix focalisent sur le roman devenu une échappatoire. A leur tour, les romans arabes abondent dans le sens des libertés individuelles. Dans l’ensemble, ces prix ont fait leur apparition à un moment où la littérature et la lecture sont face à une crise. De par ces prix, nous avons eu affaire à des romans intéressants. Ces récompenses incitent également à l’écriture pour faire un nombre croissant de lecteurs sachant que pour écrire il faut avoir des moyens matériels.

Vous abordez l’identité dans votre œuvre «Mort différente». Est-ce que vous êtes en quête de celle-ci ?

Il existe plusieurs intellectuels qui pensent que l’identité est constante puisque nous appartenons à une histoire. C’est comme si cette identité était à notre attente. Alors que ce n’est pas le cas puisque l’identité est ouverte. Elle est un processus continu qui est impacté par des contextes. D’ailleurs, dans notre société, dans l’ère post et pré indépendance, il existait des valeurs différentes. Donc l’identité n’est pas  donnée.

Et qu’insinuez-vous par identité ouverte ?

Dans mon nouveau roman «Mort différente», le héros «Mounir» a quitté son pays et était quasiment épris par la France des lumières. Ce n’est qu’après avoir vécu 50 ans et être parti en retraite qu’il a compris que les choses sont plus compliquées. Il est donc question de revoir l’identité. Peut-on réaliser une identité universelle englobant tous les humains? C’est utopique mais la question revient toujours.           

Pourquoi évoquez-vous constamment le mouvement estudiantin dans vos œuvres ?

D’abord, c’est la force des jeunes qui peut changer en partie la société. Puis parce que les années 1968, que j’évoque également dans mon dernier roman, sont remarquables pour moi et ma génération. Les jeunes étudiants de l’époque ont pu remettre en question tout l’héritage de la France qui vient de la révolution des siècles des lumières, etc. De plus, les faits de 1968 n’étaient pas simplement politiques mais plutôt un événement général. Cela englobait les rapports sexuels et sentimentaux, ainsi que les rapports avec les partis et la société en général. Dans les mêmes années, les mêmes débats étaient suscités partout en Europe. Donc cette année reste une date essentielle. Dès lors, on a assisté à des «tentatives révolutionnaires» même en Amérique latine et aux USA. De plus, l’appartenance à une idéologie ne suffit pas. Parallèlement, l’appartenance à une idéologie révolutionnaire reste ambiguë. C’est dans l’ensemble une référence qui marque la mise en question de ce rapport entre l’individu et les institutions. En outre, cette date est devenue essentielle quand on essaie d’écrire l’histoire contemporaine. Le Printemps arabe est à son tour marqué par les mêmes sujets. La société ne protège pas suffisamment les jeunes. Et les mutations n’étaient pas profondes, donc les anciens régimes ont rapidement récupéré l’autorité. Cependant en Europe on a pu réaliser plusieurs choses. Lorsqu’on se rend en Europe en début des années 50 et on y revient en 80 et 90, on se rend compte de l’existence de grands changements en termes de l’ensemble des rapports sociaux.

En plus d’une rencontre organisée à Rabat autour d’une publication qui aborde vos œuvres, vous venez d’être également l’invité d’un salon littéraire purement féminin. Qu’est-ce qui vous a incité à en accepter l’invitation ?

D’abord, j’ai toujours été féministe. Mieux encore, je me sens heureux quand je découvre qu’il y a un jeune ou une jeune écrivaine au Maroc ou même dans le monde arabe, parce qu’il n’est plus évident que la situation culturelle au Maroc puisse encourager les créateurs. C’est très rare ! Donc je considère que ceux ou celles qui veulent créer, écrire, prendre la responsabilité de la parole, organiser des rencontres… entreprennent un acte courageux ! C’est pourquoi j’adhère complètement à cette idée sans discuter.

Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou Vérités, mensonges et calomnies Communiqué de la direction

            Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou

Vérités, mensonges et calomnies

Communiqué de la direction

4/12/2018

 

Pendant plus un an, nous avions choisi de ne pas répondre aux attaques, ni aux insultes, ni aux calomnies surtout quand elles provenaient de sources anonymes.

Nous nous sommes tus pendant longtemps en espérant que ces attaques allaient cesser. Nous observons aujourd’hui qu’après le grand succès du festival, les attaques ont redoublé de virulence alimentées par des personnes identifiées mais lâches  car elles  essayent de se cacher la plupart du temps derrière des profils anonymes dans les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, nous avons choisi de publier ce communiqué afin que chacun se fasse sa propre opinion.

Nous sommes ouvert au dialogue avec toute personne quelle que soit ses croyances et ses opinions à partir du moment que cette personne se présente à visage découvert et que le débat soit basé sur les principes de respect et de courtoisie.

 

 

Plus d’un mois après son déroulement, le festival des Rendez-vous de l’Histoire continue de subir des attaques sur les réseaux sociaux orchestrés par les ennemis du développement de la ville de Debdou.

Après avoir tenté par tous les moyens d’empêcher le festival en calomniant, insultant et diffamant ses organisateurs, après avoir fait pression sur les décideurs pour empêcher tout financement du festival, après avoir tenté de dissuader des personnalités de participer au festival, voilà maintenant que devant le succès énorme de l’évènement, ils essayent de manipuler l’opinion publique en salissant l’image médiatique du festival et la réputation de ses organisateurs, ne supportant pas qu’un mois après la fin du festival, les médias nationaux continuent encore de parler de Debdou.

Ce festival dérange beaucoup de monde à Debdou, à commencer par ceux qui croient que les festivals, la culture ou l’histoire de Debdou leur appartiennent et que nul autre n’a le droit de les évoquer. Certains le font par calcul politique, d’autres parce qu’ils y voient une menace directe pour leurs intérêts financiers puisque pendant des années ils ont profité de la manne financière et de l’argent public des subventions pour s’enrichir et sans que personne ne s’en émeuve ou leur demande d’en rendre compte.

Samedi 1er décembre 2018, la chaîne marocaine 2M consacrait son émission : « Kan Ya Makane » (Il était une fois) au festival des RDV de l’Histoire de Debdou.

La diffusion de cette émission a provoqué un déferlement de haine dans les réseaux sociaux. Cette haine exprimée avec violence  montre le dépit et la frustration de ces auteurs, eux qui avaient misé sur l’échec du festival et qui avaient mis toutes leurs forces pour y parvenir.

Au lieu de se réjouir, comme beaucoup d’habitants de Debdou, que leur ville fasse l’objet d’une émission qui la valorise et la présente sous angle positif, les ennemis du développement de Debdou se sont déchaînés à travers Facebook avec cette fois les contributions de soi-disant intellectuels qui démontrent de façon « scientifique » que les organisateurs du festival, essayent par le concours d’une télévision marocaine (2M) de « judaïser » la ville de Debdou.

Dans ce communiqué, nous allons répondre point par point à toutes les calomnies et les mensonges véhiculés par certains à travers les réseaux sociaux notamment.

 

 

 

Sur l’émission « Kan Ya Makan » :

Sur la forme : Cette émission est produite par 2M. La chaîne est donc responsable de son contenu et de sa ligne éditoriale. Il ne s’agit pas d’une production du festival, c’est une émission sur le festival !

Le réalisateur de cette émission Monsieur Abderrahim Tafnout est un professionnel très respectable d’une déontologie et d’une éthique irréprochable qui fait des émissions de qualité.

Les personnes qui se sont exprimées dans cette émission le font en leur nom propre et pas au nom du festival. Chacun est responsable de ce qu’il a exprimé sur cette chaîne. Que ce soit Fath Allah Meziane, Jamal El Mohammadi, Zhoor Rehihil ou Rachid Boughlab.

Réduire le festival à quelques phrases prononcées dans cette émission par une ou deux personnes relève de la mauvaise fois qui ne vise qu’à manipuler l’opinion publique et salir le festival et ses organisateurs.

Ce premier festival a connu un grand succès pas simplement parce que les médias en ont beaucoup parlé, pas simplement parce que les habitants y ont participé malgré la campagne de désinformation menée par des calomniateurs connus, mais surtout par la qualité des interventions et des conférences menés par des grands professeurs connus et reconnus venus du Maroc et de France. Leurs interventions feront l’objet d’une publication dès que le budget le permettra.

Ces personnes se permettent de critiquer un festival auquel ils n’ont même pas assisté, puisqu’ils avaient décidé comme beaucoup « d’intellectuels » de Debdou, de boycotter l’événement  prétextant ne pas y avoir été invités à participer. Ce qui est encore une fois faux et relève de la mauvaise fois. Le festival était ouvert à tous et nous avions lancé sur les réseaux sociaux un appel à participation auquel ont répondu des dizaines de professeurs de tout le Royaume et parfois même venus de loin. Comment se fait-il que seuls ces « intellectuels » de Debdou n’en ont jamais entendu parler ?

La vérité est toute simple, c’est parce que tout ce monde avait misé sur l’échec de ce festival. Puisque privés de tout soutien financier et public, les organisateurs du festival seraient obligés de l’annuler. L’autre raison est que ces personnes estiment qu’en dehors d’eux personne n’a le droit de parler de l’histoire à Debdou.

Les Faits :

On reproche aux personnes qui se sont exprimées dans cette émission d’avoir repris les chiffres avancés par Charles De Foucauld  dans son célèbre livre : Reconnaissance au Maroc 1883-1884 et dans lequel il précisait à propos de Debdou  » La population de Debdou présente un fait curieux, les Israélites en forment les trois quarts; sur environ 2000 habitants, ils sont au nombre de 1500. C’est la seule localité du Maroc où le nombre des juifs dépasse celui des Musulmans ».

Pour ces champions de la calomnie, c’est la preuve qu’on essaye de judaïser la ville de Debdou. Un certain Mohammed Youssef qui se fait passer pour un historien dénonce un complot israélien (rien que ça !)  Il prétend que les chiffres avancés par CDF sont faux et que lui le démontre de façon scientifique, puisque il suppose qu’une famille juive ne dépassait pas 5 ou 7 personnes alors qu’une famille musulmane comptait au moins une vingtaine de personnes !!!

Oui, avec des suppositions,  on peut aller très loin, on peut aussi supposer que les musulmans et les arabes étaient au Maroc avant les juifs et même qu’on peut supposer que les juifs n’avaient jamais mis les pieds à Debdou, la preuve, aucun juif n’y habite aujourd’hui. Avec des suppositions, on peut raconter tout et surtout n’importe quoi !

 

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Mais revenons à l’histoire. Il est vrai que CDF s’était basé sur le nombre de maisons dans ce qu’il appelait Ahl Debdou. Il en a compté environ 400 dont 300 dans le Mellah et il en a déduit ces statistiques. Cette méthode est évidemment contestable, mais le problème est que Monsieur Youssef, dans sa démonstration « scientifique » ne fournit aucune statistique, aucune preuve, ni aucune source fiable à ses affirmations. Or tout historien qui se respecte doit toujours se baser sur des faits et des sources vérifiées et non pas sur des suppositions.

La différence entre Monsieur CDF et Monsieur Youssef est que le premier était présent à Debdou en 1884 et que le second est né un siècle plus tard.

Autres questions : Pourquoi Charles de Foucauld a choisi Seulement Debdou, parmi les dizaines de villes marocaines qu’il avait visité et où vivaient d’importantes minorités juives pour affirmer que seule Debdou comptait plus de juifs que de musulmans ? Pourquoi n’a-t-il pas choisi d’autres villes où vivaient beaucoup de juifs ?

Si CDF était en un espion à la solde de l’armée française, comme semble le croire notre professeur, pourquoi lui transmettrait-il des fausses informations sur les habitants de Debdou en particulier ?

Les chiffres de CDF ne sont certainement pas précis, peut-être même qu’ils sont faux, mais jusqu’à preuve du contraire, ce sont les seuls qu’ont en leur possession les historiens pour cette période. Si Monsieur Youssef a d’autres sources, qu’ils nous les donnes alors !!!

Là où la démonstration scientifique du  » Professeur » prend un sacré tournant, c’est quand il écrit  que  » Ce sont les objectifs des juifs. Leurs buts et la plupart de leurs écrits visent à travestir l’histoire pour qu’elle soit au service de leurs objectifs d’expansion… ». Visiblement ce « grand Professeur » confond histoire et idéologie antisémite.

 

Et pour que sa démonstration « scientifique » soit complète, l’historien facebookien cite des titres de publications faites par les « Juifs » et qui sont remplies selon lui de légendes toutes mensongères visant uniquement à faire de Debdou une ville juive !

Selon toute vraisemblance, il n’a jamais lu ces livres, ou plutôt ce livre, car tous les titres qu’il a cités ne sont que titre, sous-titres et titres de chapitre d’un seul et unique livre écrit par plusieurs historiens dont le grand professeur Moulay Abdelhamid Smaili qui, lui, n’est pas juif contrairement à ce qu’il affirme.

Dans ce livre, (Juifs de Debdou Maroc Histoire et Généalogie. Une nouvelle Séville en Afrique du Nord), la référence au nombre d’habitants juifs et musulmans de Debdou prend à peine une demi page sur 315 pages. les auteurs se réfèrent aux chiffres de CDF et de Nehil. Ce qui est normal, puisque ce sont les seuls chiffres disponibles. Le reste de ce livre est consacré à la description de la ville et de la vie des juifs qui y habitent. Une grande partie est consacrée à la généalogie des familles juives issues de Debdou.

Donc si quelqu’un travestit la vérité, c’est certainement Monsieur Youssef qui n’a visiblement jamais lu le ou les livres qu’il a cités. S’il avait cherché un peulu, il aurait, par exemple, appris à la page 17 que Debdou est qualifiée de ville arabe, par ses auteurs juifs. Mais Monsieur Youssef ne lira sans doute jamais ce livre, puisqu’il considère, comme ses disciples facebookiens, pour qui la culture se réduit à un clic sur « j’aime », qu’à partir du moment où l’auteur est juif, son livre est forcément faux et mensonger. Avec ce « grand professeur », nous ne sommes plus dans la recherche historique, mais bel et bien, dans les bas-fonds de l’antisémitisme dans ce qu’il a de plus nauséabond.

Dans ses élucubrations, notre soi-disant chercheur insinue que CDF , les orientalistes et les Juifs avaient délibérément travesti la réalité pour judaïser la ville de Debdou. Si Monsieur Youssef avait cherché un peu sur la personnalité de CDF , il l’aurait sans doute apprécié car CDF était connu pour son antisémitisme et sa haine des juifs. Au moins sur ce dernier point, il aurait été d’accord avec lui.

Monsieur Dkhissi, quant à lui,  se croyant être le seul gardien de la mémoire de Debdou, s’est livré,  à une attaque en règle contre le festival. Il était sans doute frustré de ne pas apparaître, comme c’est l’habitude, dans un programme télévisé qui parle de Debdou. Mais, avouons le, contrairement à son collègue Monsieur Youssef, lui, il a au moins le mérite de donner des chiffres et des statistiques. Le seul problème est que ces chiffres datent de 1921, soit presque 30 ans après le passage de CDF à Debdou. Le nombre des musulmans était de 1812. Oui, mais c’était en 1921. Un historien est souvent aussi un statisticien qui sait qu’une population peut changer en 30 ans d’histoire. Pour ne pas aller très loin, prenons juste l’exemple de Taourirt à 50 km de Debdou : Le nombre d’habitants de cette ville est passé de 57956 en 1994 à 121933 en 2014 (Source wikipédia), c’est à dire que la population a plus que doublé en 8 ans !!

(Monsieur Dkhissi, félicité sur ses déclarations par le président du conseil municipal de Debdou!)

 

(Monsieur Dkhissi, félicité par Monsieur Youssef)

Monsieur Dkhissi se considère comme le seul défenseur autorisé à parler de l’Histoire de Debdou et de son patrimoine. Nous nous posons la question : Qu’a-t-il fait pour protéger ou empêcher la destruction de la mosquée d’Oulad Amara monument historique d’une valeur inestimable, détruite en quelques minutes à coups de pelleteuses et juste à quelques mètres de son domicile ? Qu’a-t-il fait pour protéger Aïn Sbylia des travaux qui ont complètement défiguré la place et provoqué la colère des habitants ? Que fait-il pour protéger le Mellah de sa destruction programmée ?, etc.

 

 

La mosquée Oulad Amara monument historique, ici en illustration sur un journal français en 1938 pour un voyage touristique au Maroc, détruite récemment, à coups de pelleteuse, dans l’indifférence générale. Ici, En 2015, on pouvait encore admirer son minaret.

 

 

Pour revenir à l’histoire, là où CDF s’est trompé et ce qui est une certitude, c’est qu’il avait considéré que le centre de Debdou (Village de debdou)  était composé uniquement du Mellah, Oulad Amara, Lakiadid, Oulad Youssef. Il avait, en effet, considéré les quartiers de : La kasba, Koubouine, Bou ayach, Lemssala comme des zones en dehors de Debdou. Ces quartiers étaient eux exclusivement composés de musulmans. Conclusion : Les chiffres de CDF ne s’appliquent que pour le Mellah et les quartiers qui l’entourent qui constituaient à l’époque le centre de la ville ou ce qu’on appelait  » le village de debdou ».

 

Cette confusion a été relevée par Nehlil Bsgaan dans   » Notice sur les Tribus de la Région de Debdou ».

 

 

Un historien qui confond démarche scientifique et haine idéologique n’est pas historien ! Un historien doit se baser sur les sources réellement existantes, les prendre avec précaution, les analyser pour en déterminer les limites et la fiabilité. C’est ce que nous essayons de faire en toute honnêteté et en toute modestie.

 

 « Un excellent historien, a dit Fénelon, est peut-être encore plus rare qu’un grand poète ». C’est qu’en effet les qualités nécessaires à l’historien sont nombreuses, variées, presque effrayantes. Pour découvrir et transmettre la vérité intégrale sans l’altérer en rien, il lui faut, à un rare degré, des qualités intellectuelles, éthiques, critiques et morales. Malheureusement, ceux qui nous dénigrent n’en ont aucune. Un jour, on leur racontera l’histoire du Corbeau et du Rossignol…

 

Sur l’idée du festival :

L’idée du festival est née de la rencontre de plusieurs volontés, celles de certains acteurs associatifs locaux qui avaient envie de créer un évènement culturel. La rencontre avec Fath Allah Meziane, président de l’association française des Amis de Debdou a permis de concrétiser cette volonté. S’inspirant du festival qui a lieu tous les ans dans la ville française de Blois, Fath Allah Meziane a proposé à ses partenaires de Debdou la création et l’organisation d’un festival culturel autour de l’Histoire. Debdou étant une ville riche en histoire depuis les Mérinides qui y avait établi un Emirat très important dans l’est du Maroc, jusqu’à la résistance à l’occupant français et à son armée coloniale dans sa campagne de « pacification » du Maroc et en passant par près de 600 ans de cohabitation entre Juifs et Musulmans. C’est à ce passé riche et glorieux que les organisateurs de ce festival ont voulu rendre hommage et c’est le symbole de coexistence et de tolérance de Debdou que nous avons voulu célébrer dans cette première édition.

 

Sur la préparation du festival :

Le projet du festival a été présenté en juillet 2017 au concours organisé par l’Ambassade de France du Maroc dans le cadre de l’appel à projet du programme PISCA.

Après avoir réussi la première sélection, nous avons défendu notre projet parmi une douzaine d’associations marocaines. Début octobre 2017, nous avons appris que nous avons réussi ce concours avec comme prime une subvention de 120 000 Dh pour la réalisation de ce festival. Nous avons signé une convention avec l’Ambassade de France selon laquelle nous nous engagions à utiliser ces fonds pour ce festival en justifiant auprès de l’Ambassade toutes nos dépenses. ce festival selon les termes de la convention devait avoir lieu au plus tard avant la fin de l’année 2018.

Dès que nous avons appris cette nouvelle, nous nous sommes précipités de déposer des demandes de financement et de partenariat auprès des différentes administrations et collectivités territoriales, à commencer par la Municipalité de Debdou où notre dossier a été déposé le 24 octobre 2017.

Ce dossier a été déposé au nom de l’association de la kasbah, des Amis de Debdou, mais également de l’association Ibn Khaldoun, même si cette association n’avait pas participé à la rédaction et à la présentation du projet.

Malheureusement l’association Ibn Khadoun dont le président est Monsieur Dkhissi, pour une raison que nous ignorons n’a jamais donné suite à notre demande partenariat, ni la municipalité de Debdou, ni les autres administrations.

Au mois de novembre 2017, nous avons rencontré l’ADO à Oujda. A l’issue de cette réunion, la direction de l’ADO nous a annoncé par l’intermédiaire de Madame Naoui, l’engagement de l’ADO à subventionner le festival à hauteur de 150 000 Dh.  Cet engagement nous a ensuite était confirmé et réitéré à plusieurs reprises jusqu’au 15 octobre 2018.

Nous avons ensuite rencontré le directeur de la délégation régionale de la culture monsieur Abbou qui s’est montré lors de la première rencontre très encourageant, nous faisant remarquer que le budget que nous avions prévu était insuffisant au regard du programme du festival et nous proposant par la même occasion de reporter le festival afin qu’il soit organisé dans la Maison de la culture en construction à Debdou. Ce jour là (novembre 2017), il nous a évoqué une inauguration en avril ou mai 2018.

Nous avions donc décidé de reporter le festival prévu au mois de mars 2018 à début septembre 2018.

Monsieur Abbou a, curieusement,  ensuite refusé de nous rencontrer ou nous répondre, sans que l’on sache exactement pourquoi.

Entre novembre 2017 et janvier 2018, nous avions multiplié les déplacements entre Oujda, Taourirt, Rabat et Casablanca afin de chercher de l’appui et des subventions pour ce festival.

Malgré plusieurs courriers et relances, le conseil municipal de Debdou ne nous a jamais répondu. Inutile de préciser que le Conseil Municipal de Debdou n’a versé aucun centime pour ce festival.

En plus du refus de subvention et de financement, nous avons fait l’objet d’une véritable campagne de diffamation et de dénigrement visant à faire échouer le festival, allant jusqu’à faire pression sur Fath Allah Meziane, organisateur du festival et comploter pour fermer son gîte Dar Sbylia pour l’obliger à quitter Debdou.

Plusieurs personnes ou institutions que nous avions contacté refusaient ensuite de nous rencontrer ou de nous répondre.

Seul Monsieur le Gouverneur de Province nous a reçu à plusieurs reprises.

Un mois avant le début du festival prévu initialement les 2, 3 et 4 septembre, nous avons été invités à rencontrer Monsieur Mbarki, Directeur de l’ADO à Oujda. Nous avons d’abord rencontré Madame Mahir, avant de rencontrer ensuite Monsieur Mbarki. Ce dernier  a insisté sur la nécessité d’associer la municipalité de Debdou à cet événement. Ce à quoi nous avions répondu que c’est ce que nous avions toujours souhaité depuis le début de ce projet, mais que nous nous heurtions au refus systématique du conseil municipal de dialoguer avec nous. Monsieur Mbarki nous a demandé lors de cette réunion de reporter à nouveau la date du festival afin de laisser une chance à une médiation pour convaincre le conseil municipal de Debdou de s’associer à l’évènement. Nous avons accepté sa demande et sur la proposition de Monsieur Mbarki et d’un commun accord, nous avions fixé une nouvelle date pour le festival soit les 28, 29 et 30 octobre 2018. Lors de cette rencontre, Monsieur Mbarki et Madame Mahir ont à nouveau confirmer et renouveler l’engagement de l’ADO à soutenir le festival pour une somme entre 150 000 et 200 000 DH.

Le 15 octobre 2018, soit 13 jours avant le début du festival, au cours d’un entretien téléphonique et à notre grande surprise, Monsieur Mbarki nous a informé que l’ADO ne soutiendra le festival que si les organisateurs acceptent de le reporter jusqu’à l’ouverture de la Maison de la culture, sans qu’il ne nous fixe de date précise. Cette nouvelle exigence était contraire à l’engagement qu’il avait pris, et d’autant plus que c’était Monsieur Mbarki qui avait proposé que le festival soit reporté à une semaine après le salon du livre qu’il avait organisé à Oujda. 

Monsieur Mbarki justifiait sa demande par le fait que Debdou ne dispose pas des conditions nécessaires pour accueillir un festival. Ce qui est très étonnant, puisque tout le monde sait que l’ADO finance depuis plus dix ans un festival annuel du folklore populaire à Debdou !

Nous apprenons par la suite que Monsieur Mbarki a contacté plusieurs personnalités invitées pour les dissuader de participer au festival.

Monsieur Mbarki savait qu’en n’honorant pas les engagements qu’il avait pris envers nous,  condamnait le festival et nous mettait dans de grandes difficultés pour assurer le financement de cet évènement.

Grâce aux efforts déterminants et aux soutiens de Monsieur Boukhris, Président du Conseil Municipal de Taourirt et celui de Monsieur Sbia, Vice-président de la Région de l’Oriental et très engagé pour la ville de Debdou et au soutien financier de l’association Joud, et grâce à l’appui de plusieurs personnes et responsables, ce festival a pu voir le jour, alors que beaucoup de monde avaient misé sur son échec.

 

 Sur le financement du festival :

Depuis plus d’un an, les organisateurs subissent une campagne de diffamations à travers notamment le réseau Facebook par des personnes dont nous connaissons maintenant l’identité et qui propagent rumeurs et mensonges. Le plus comique est que nous avons découvert qu’ils proviennent de personnes connues par toute la population de Debdou par leur corruption et le profit qu’ils tirent personnellement des biens et de l’argent public,  mais que curieusement personne n’ose dénoncer.

Parmi ces mensonges :

– Les « juifs » financent le festival : Nous n’avons pas reçu un seul centime de personnes ou d’institutions juives

– Les organisateurs  reçoivent de l’argent de la France : Le seul financement que nous avons eu est celui obtenu suite à notre présentation à l’appel à projet PISCA et nous en sommes très fiers. le reste (mandats reçu mensuellement) est du pur fantasme !

– Moul Dar (le propriétaire de Dar Sbylia) s’enrichit grâce au festival : Faux, « Moul Dar » a payé de son argent personnel les dernières dépenses du festival suite à la décision de dernière minute de l’ADO de retirer son soutien au festival.

 

Mais la plus belle est pour la fin :

  • Moul Dar s’est enfui en France, avec l’argent du festival. Sans commentaires

 

Contrairement à d’autres associations de Debdou qui ne publient jamais leurs financements, nous avons choisi que le public sache exactement le montant des subventions dont ce festival a bénéficié :

– Subvention de l’Ambassade de France (suite au concours et appel à Projet PISCA) : 120 000 DH

– Subvention de la Région de l’Oriental versé en 2017 : 8000 Dh

-Subvention de l’association Joud (Pas encore versée à ce jour) : 120 000 Dh

Total financement : 248 000 DH

Ce budget est largement en dessous du budget initial estimé à 3 fois plus. Nous avons du réduire plusieurs postes de budget en limitant le nombre d’intervenants venus de l’étranger notamment et en supprimant les postes liés à l’hébergement comme le bivouac, les impressions de publications, la publicité, la traduction simultanée.

Certaines prestations nous ont été fournies gratuitement grâce aux efforts de certaines personnalité et des artistes ont acceptés de se produire gratuitement.

Nous remercions tous ceux qui nous ont aidé d’une façon ou d’une autre, directement ou indirectement. sans vous, ce festival  n’aurait jamais eu lieu

 

Afin d’assurer le paiement de plusieurs prestataires et dans l’attente du versement de la subvention de l’association Joud, c’est Monsieur Fath Allah Meziane qui a réglé de son argent personnel une partie importante des frais.

A ce jour, plusieurs personnes n’ont pas encore été payées. Nous nous excusons pour ce retard qui n’est pas lié à notre volonté mais aux délais de versement de la subvention de JOUD. Nous remercions ces personnes pour leur compréhension et leur patience.

 

Direction du festival

4/12/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou مواعيد التاريخ في دبدو

Le programme du festival

Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou

Première édition

Juifs et Musulmans au Maroc à travers les siècles

 

 

Quelques mots sur ce festival

Ce festival s’inscrit dans la droite ligne de l’appel de sa Majesté le Roi Mohammed VI, au lancement de l’initiative Royale pour la Région de l’Oriental en 2003. Nous, membres de la société civile marocaine, estimons qu’il est de notre devoir d’œuvrer pour le développement économique et culturel de notre région et particulièrement des villes qui souffrent le plus de précarité et de marginalité. La réussite de ce festival sera d’abord celle d’une ville et de ses habitants. Tous ensemble, pour le développement de notre région et de notre pays.

Ce projet, nous l’avons travaillé pendant plusieurs mois. Et quand nous avons appris l’existence de ce programme PISCCA et de l’appel à projets, nous n’avons pas hésité une minute. Nous avons présenté ce projet en juillet 2017. En octobre 2017, nous avons été très heureux d’apprendre que notre projet a été sélectionné pour bénéficier du soutien de l’Ambassade de France. Nous croyons, naïvement que le plus dur a été fait. Erreur, le plus dur ça sera la suite…

Pendant près d’un an, nous avons frappé à toutes les portes du Royaume. Certains nous ont reçu avec le sourire, d’autres avec la grimace quand d’autres nous ont fermés leurs portes. On comprendra progressivement que la culture dans le Royaume est un long combat, pour ne pas dire un sport de combat. Il faut savoir prendre les coups pour durer, des coups bas, insultes, moqueries, fausses promesses, mensonges, diffamations, menaces, etc. Pourquoi la culture fait si peur dans ce pays ? Heureusement, dans ce périple et au plus fort de la tempête, nous avons rencontré de belles personnes qui nous ont soutenu et conseillé. Nous sommes là aujourd’hui grâce à elles. Et si ce festival aura finalement lieu, c’est aussi grâce à elles. On ne citera pas de noms, mais tout le monde se reconnaîtra. A quelques jours de cette grande fête de la culture à Debdou, ils ne sont que quelques partenaires à nous avoir tendu la main, sans rien demander en retour. Merci à eux.

Pourquoi un festival à Debdou ?

Certains se posent cette question. La réponse est claire. Nous la publions ici pour ceux qui s’interrogent et surtout pour ceux qui ne connaissent pas Debdou.

Le Programme du Festival :

Les conférences :

 

Littérature :

Hommage à Simon Lévy

Littérature

Cinéma

Musique

 

 

 

 

 

 

 

Les rendez-vous de l’Histoire. Communiqué de presse

Communiqué de presse

07/10/2018

L’association de la Kasbah pour le développement et l’entraide sociale et l’association des Amis de Debdou sont très heureuses de vous annoncer l’organisation de la première édition du festival  » Les Rendez-vous de l’Histoire » à Debdou dans le Maroc oriental, les 28, 29 et 30 octobre.

Cette première édition de cet événement inédit au Maroc aura pour thème :

 » Juifs et Musulmans au Maroc à travers les siècles »

Ce projet de festival a eu le soutien de l’Ambassade de France dans le cadre du programme PISCCA et

 

l’appel à projet à destination de la société civile marocaine.

L’objectif des organisateurs et de faire connaître la ville de Debdou et de rendre hommage à son histoire très riche et au modèle de cohabitation qu’elle a su bâtir pendant des siècles entre Juifs et Musulmans.

Ce festival d’une durée de trois jours sera ponctué d’animations, de conférences-débats, de films,  de musiques, d’expositions, d’ateliers et de visite de sites.

Ce festival réunira plusieurs historiens et professeurs marocains et étrangers, ainsi que des écrivains, cinéastes, artistes et musiciens.

 

Par  ce festival, les organisateurs espèrent faire la promotion non seulement de la ville de Debdou, mais également de toute la région de l’Oriental marocain, avec la conviction qu’une culture accessible à tous et partout dans le Royaume, est  un levier de développement de cette région.

Ils répondent, en cela, à l’Initiative Royale pour la Région de l’Oriental et à l’appel historique de sa Majesté Mohammed VI, à Oujda,  du  18 mars 2003 qui invite instamment :

 » les forces vives de la Région à s’intéresser davantage à la promotion de leur région et à s’investir dans l’effort collectif de développement solidaire que Nous conduisons pour combattre la pauvreté, la marginalisation et toutes les velléités d’extrémisme lequel, du reste, n’a pas sa place dans une société telle que la nôtre qui se distingue par son authenticité et son ouverture sur les autres civilisations ».

Nous appelons les amoureux de l’Histoire, du Maroc, de Debdou et de la Région de l’Oriental, ainsi que tous ceux qui œuvrent pour une culture de qualité accessible à tous à venir participer avec nous  à ce festival pour en faire une fête de la culture, de la fraternité et de la solidarité.

la Direction du festival

 

 

www.debdou.fr        rdv-histoire@debdou.fr          Facebook  @akdesdebdou     

Contact : France 00 33 6 20 91 18 10   Maroc : 00 212 673 881 279

Communiqué de presse des organisateurs des « RDV de l’Histoire de Debdou »

 

Communiqué de presse

11/08/2018

Les organisateurs de la première édition du festival « les Rendez-vous de l’Histoire » de Debdou qui était prévue les 2, 3 et 4 septembre 2018 annoncent, qu’après consultation de leurs partenaires principaux et dans un souci de faire associer davantage d’acteurs locaux, collectivités territoriales et pouvoirs publics afin de garantir le plus large succès possible à cette manifestation inédite dans la région de l’Oriental, la décision de reporter le festival aux 28, 29 et 30 octobre 2018.

Les organisateurs renouvellent leur appel à toute la société civile de Debdou, de la province de Taourirt et de la région de l’Oriental, ainsi qu’aux représentants locaux, départementaux et régionaux des collectivités territoriales et des pouvoirs publics pour s’associer à l’organisation et à la réussite de cet évènement majeur dans la vie culturelle de l’Oriental marocain.

Pour tout contact, écrire à : rdv-histoire@debdou.fr   ou appeler :   00212641380762

 

La direction du festival

 

Financement participatif pour les chambres d’hôtes du Mellah de Debdou

Nous avons besoin de vous. Le temps passe vite mes amis. Vous avez été nombreux à participer à notre collecte sur le site Ulule : Opération « Chambre d’hôtes à Debdou » et je vous remercie du fond du cœur.

Le principe de cette opération est de permettre à des habitants du Mellah et des quartiers historiques de Debdou d’aménager des chambres d’hôtes pour pouvoir accueillir des visiteurs de cette belle ville, améliorer leurs conditions financières et participer au développement de cette cité.

Debdou enneigé !!

Nous avons déjà recueilli la somme de 826 €, soit 27% de l’objectif total qui est de 3000 €. Il ne nous reste plus que 19 jours de collecte pour atteindre cette somme. Le principe d’Ulule est tout ou rien, c’est à dire que si nous n’atteignons pas cet objectif, les sommes seront restituées à nos généreux donateurs.

Les chantiers sont prévus début aout 2018 avec les compagnons bâtisseurs de Tours. Le temps presse…

Nous remercions beaucoup les amis ayant déjà contribué. Pour ceux qui souhaitent contribuer à la réussite de ce projet, il est encore temps. Merci de nous aider et n’hésitez pas à partager autour de vous, auprès de vos amis, de vos proches et de vos réseaux. Vous participerez ainsi à une belle aventure en devenant les pionniers de ce magnifique projet.

Nous sommes disponibles pour toute information sur ce projet.
Pour plus d’information ou pour contribuer, merci de cliquer sur le lien suivants :

Projet de financement participatif  » Chambres d’hôtes au Mellah de Debdou »

Les rendez-vous de l’Histoire de Debdou

 

 

 

Appel à contribution et à participation aux conférences

 

Festival « Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou »

Juifs et Musulmans du Maroc à travers les siècles

2,3 et 4 septembre 2018

 

Pourquoi un festival sur l’Histoire à Debdou ?

On ne peut évoquer Debdou, petite ville de l’Oriental marocain sans être troublé par l’extraordinaire décalage entre l’histoire très riche de cette ville, ce qu’elle fut et ce que Debdou est devenue aujourd’hui : ville oubliée, marginalisée et sous-développée,  souffrant du manque d’infrastructures, de chômage et de pauvreté, alors que paradoxalement son patrimoine architectural, culturel, cultuel, ainsi que son site géographie magnifique aurait pu faire de Debdou l’un des sites les plus importants du Maroc sur notamment le plan touristique.

L’association de la Kasbah pour le développement et l’Entraide Sociale de Debdou (AKDES), en partenariat avec l’association des « Amis de Debdou » basée en France, organisent à Debdou un festival, qui est peut-être le premier dans son genre au Maroc, consacré à l’Histoire appelé : Les Rendez-vous de l’Histoire de Debdou, imaginé sur le modèle de celui de la ville française de Blois.

Ce festival aura lieu les 2, 3 et 4 septembre 2018 à Debdou, ville historique du Maroc, ancien Emirat au passé riche et dont les vestiges historiques en témoignent encore. Debdou a été une place forte de la dynastie mérinide et un refuge pour les  juifs chassés de l’Espagne catholique et dont la source Aïn Sbylia (Source de Séville) qui coule toujours témoigne de ce lien éternel entre Maroc et Andalousie, entre Orient et Occident.

Debdou, dont Charles De Foucaud, premier européen à la découvrir et dont il fit une description très précise dans ‘Reconnaissance du Maroc »,  a été aussi une terre de résistance acharnée contre la campagne de « pacification française » dans l’est marocain. les batailles héroïques sur les terres de Alouana et de Bni Raïs restent encore dans les mémoires des habitants de Debdou.

 

Le festival des ‘Rendez-vous de l’Histoire » est né de l’idée selon laquelle, on ne peut séparer, ni opposer culture et développement. ce n’est pas un hasard, si les régions les moins développées du Royaume sont celles aussi où l’accès à une véritable culture est difficile voire impossible.

Ce projet est ambitieux car il ne vise ni plus ni moins que de sortir Debdou de son isolement en lui ouvrant le chemin vers de véritables projets de développement qui auront un impact réel sur la situation socioéconomique des habitants de la ville et de ses environs, afin que Debdou retrouve un peu de sa grandeur d’antan.

Nous avons choisi comme thème de la première édition celui de la coexistence judéo-musulmane  au Maroc. Le choix de ce thème de l’édition est à la fois audacieux et symbolique. Audacieux, car nous n’ignorons rien du contexte national et international marqué par des crispations identitaires, religieuses et la persistance de la question palestinienne. Symbolique, car il rend hommage à ce que Debdou a été pendant plusieurs siècles : terre de coexistence judéo-musulmane et carrefour d’échange culturel et commercial entre le sud et le nord, l’est et l’ouest. Debdou, ville enclavée et entourée de montagne a toujours été une terre d’ouverture vers l’autre. C’est aussi vers quoi ce festival est tourné et sur quoi il a été imaginé. Tolérance, respect et solidarité sont les valeurs qui guident notre démarche.

Ce festival durera trois jours. nous voulons qu’il soit riche de tout ce qui symbolise la coexistence judéo-musulmane, que ce soit au niveau des conférences scientifiques qui aborderont l’histoire commune des juifs et des musulmans dans toutes sa complexité et ses dimensions : sociales, culturelles et politiques.

Il est clair que tout ne pourra pas être évoqué lors de ces trois journées. Aussi, nous avons décidé que tous les travaux proposés et sélectionnés feront l’objet à la fin du festival, d’une édition sous la forme d’un ouvrage collectif,  qui constituera un document de référence pour tous ceux qui s’intéressent à ce sujet.

 

 

Invitation à participation et à contribution

L’histoire des juifs au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés à la suite des vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les juifs au cours de l’histoire.

La présence juive au Maroc est attestée dès le IIe siècle av. J.-C., notamment à Volubilis à l’époque romaine, et y reste présente jusqu’au VIIe siècle apr. J.-C., renforcée par l’arrivée de migrants juifs d’Espagne ayant fui les persécutions wisigothes du VIIe siècle. Avec l’arrivée de l’islam, la population juive passe sous la domination musulmane et se voit imposer le statut de dhimmis. La population juive dite tochavim du Maroc connaît des variations démographiques et politiques jusqu’à être renforcée à nouveau par l’arrivée de migrants juifs de la péninsule Ibérique, forcés de quitter les royaumes d’Espagne et du Portugal durant la Reconquista ; ce sont les megorachim.

Si la communauté juive s’est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d’individus jusqu’au XXe siècle, elle s’y est réduite pour compter actuellement 2500[1].

 

Il est très difficile d’évoquer la coexistence et les relations entre Juifs et Musulmans au Maroc, sans évoquer ses moments de tension et ses moments de paix. La complexité de ces relations n’est pas simplement liée à la création de l’état sioniste en terre de Palestine. Si les guerres israélo-arabes de 1948 et de 1967 ont précipité le départ des dizaines de milliers de juifs marocains vers l’Europe, les Amériques ou Israël, il n’en demeure pas moins qu’un lien d’attachement assez singulier continue encore d’exister entre cette diaspora juive et son pays natal le Maroc.

Debdou est un exemple bien particulier de la complexité des relations judéo-musulmanes. Les derniers juifs de Debdou ont quitté la ville à la fin des années 1980. Des dizaines de juifs, dont les Marciano et les Cohen viennent tous les ans visiter leur ville d’origine et se recueillir dans leurs cimetières, leurs synagogues ou pour découvrir leurs habitations au Mellah.

On dit que Debdou est une ville juive sans les juifs. Il est vrai que six siècles de présence juive à Debdou ont marqué cette ville à tout jamais. La mémoire collective est riche d’histoires et d’anecdote qui racontent cette cohabitation. Les plus jeunes n’ont pas connu les juifs à Debdou, mais se sont habitués à les voir en touristes déambulés dans les rues du Mellah. Pour les anciens, les juifs étaient leurs voisins, amis ou avec qui ils faisaient des affaires. Certains regrettent leurs départs de la ville, d’autres espèrent un retour qui ferait revivre Debdou.

Au delà de la nostalgie de la belle époque et de l’émotion des retrouvailles entre anciens et nouveaux, une analyse rationnelle et objective de cette période de coexistence s’impose. Au delà du cas de Debdou. le passé commun et l’héritage juif interrogent l’identité marocaine d’aujourd’hui.

A partir de ces quelques éléments, les trois grandes conférences scientifiques qui auront lieu pendant ces 3 journées de festival s’articuleront autour des axes suivants :

  • Approche historique de la présence juive au Maroc en général et à Debdou en particulier
  • Une étude du modèle marocain de coexistence des religions, avec une étude particulière de la coexistence judéo-musulmane à Debdou
  • Approche socioculturelle de la vie des juifs de Debdou, à travers les rites et les traditions
  • L’habitat juif du Mellah, approche urbaine, sociale et politique.
  • la musique populaire, habits traditionnels et patrimoine culinaire: une culture et un art de vivre commun ?
  • Étude d’archives et de documents historiques.

 

 

 

 

Organisation du festival :

le festival se déroulera sur trois journées du dimanche 2 septembre au mardi 4 septembre 2018.

Une grande conférence sera organisée chaque jour.

Des ateliers, des expositions de photos, de livres et d’habits traditionnels

Projection de deux films

Deux soirées musicales

Visites de sites

 

Participation et contributions :

Les professeurs et chercheurs souhaitant participer au festival sont priés de nous adresser avant fin juillet 2018 les contenus de leurs participations ou des propositions éventuelles.

Des invitations seront adressés aux participants et intervenants début aout 2018.

Tous les frais de déplacements, de repas et d’hébergement sont pris en charge par l’organisation du festival

 

Pour tout contact :

Docteur Mohammed Hamas : med.hamas61@gmail.com   00 212 6 61 96 87 38

Docteur Rachid Boughaleb :  raboughaleb@gmail.com  00 212 6 70 53 19 13

Fath Allah Meziane : fathallah.meziane@gmail.com  Fr : 00 33 6 20 91 18 10 ou

Maroc 00 212 610 125 274

Direction du festival : rdv-histoire@debdou.fr

www.debdou.fr

Facebook Les rendez-vous de l’Histoire de Debdou

 

[1] Extrait du site wikipédia. L’histoire des juifs au Maroc faisant l’objet de plusieurs controverses notamment, cet extrait a été choisi car il résume globalement l’évolution de la présence juive au Maroc.

 

Opération « Chambres d’hôtes au Mellah de Debdou ». Un projet solidaire pour la mémoire et pour le développement de la ville

Pour tout savoir et soutenir le projet, merci de cliquer ici

https://fr.ulule.com/mellah-debdou/

C’est fait, nous venons de lancer notre projet participatif sur le site Ulule.

Opération  » Chambres d’hôtes au Mellah de Debdou »

 

L’un des principaux obstacles à un développement touristique de la ville de Debdou est l’absence ou l’insuffisance  d’infrastructures hôtelières . Dans la perspective du festival   » Les Rendez-vous de l’Histoire » qui aura lieu à Debdou en septembre prochain et en concertation avec des associations et des habitants de la ville, nous avons lancé l’opération « Maisons d’Hôtes au Mellah ».

Cette opération se met en place en partenariat avec l’association des Compagnons Bâtisseurs de Tours en France et l’association de la Kasbah de Debdou.

Les chantiers sont prévus en août prochain avec la participation de jeunes bénévoles issus des quartiers des ville de Tours et d’Orléans, ainsi que de jeunes bénévoles marocains de  l’association La Kasbah, encadrés  par  les Compagnons Bâtisseurs.

En quoi cela consiste ?

Il s’agit aider les habitants du Mellah et des autres quartiers historiques de la ville à aménager des chambres d’hôtes pour pouvoir accueillir des visiteurs et des touristes.

Pendant le festival, ces chambres d’hôtes permettront d’accueillir les visiteurs et les participants chez l’habitant qui recevra en échange une rémunération.

Après le festival, l’habitant continuera, s’il le souhaite, à louer sa chambre d’hôtes, aux touristes de passage à Debdou.

Une grande partie des matériaux nécessaire à la réhabilitation, et notamment tout ce qui concerne les sanitaires, sont fournis et acheminés vers Debdou,  grâce à la plate forme Soli’Bât des Compagnons Bâtisseurs de Tours. Le reste sera acheté sur place, au Maroc.

Le projet, dans sa première tranche (chantier août 2018) consiste à aménager 6 chambres d’hôtes à Debdou.

A quoi serviront les fonds collectés ?

Pour mener à bien ce projet qui nous tient à cœur, nous avons besoin de votre soutien. En effet, les fonds que nous récolterons serviront  à financer les matériaux et équipements nécessaires à la restauration et l’aménagement d’hébergements et qui n’auront pu être acheminés depuis la France.

Le coût des travaux pour un hébergement (1 chambre et des sanitaires / logement) est estimé à environ 500€, soit, pour l’achat : d’1 ballons d’eau chaude, de sanitaires, de matériel électrique, de matériaux divers de second œuvre.

L’objectif de cette collecte est d’aménager dans un premier temps au moins 6 chambres d’hôtes, pour un coût total de 3000 €. Si le montant de la collecte dépasse les 3000 €, celà nous permettra d’aménager plus de chambres. Nous espérons même atteindre l’objectif d’une vingtaine de chambres si nos donateurs se montrent très généreux.

500 € = Une chambre d’hôtes

1000 € = Deux chambres d’hôtes

3000 € = Six chambres d’hôtes

6000 € = Douze chambres d’hôtes

Cette première collecte de 3000 € est très importante et conditionnera la réussie de tout le projet. Plus les dons sont importants, plus celà nous permettra d’aller loin dans ce projet en faisant participer plus d’habitants.

Opération Chambres d’hôtes au Mellah de Debdou

Objectifs :

  • Valoriser et sauvegarder le patrimoine judéo-musulman de la ville de Debdou
  • Augmenter la capacité d’accueil touristique de la ville pour attirer les touristes à Debdou
  • Améliorer les conditions économiques des habitants des quartiers historiques de Debdou

 

Debdou, c’est où ?

 

Debdou est une petite bourgade de l’Oriental marocain, située à l’écart des circuits touristiques. Méconnue et oubliée aujourd’hui, elle fut cependant et pendant plusieurs siècle un émirat prospère qui participa à l’édification du Maroc contemporain. Debdou, cité mérinide au XIIème siècle a joué un rôle politique très important entre le XIIIème et le XVIème siècle est connue surtout pour avoir été l’une des seules villes du monde arabo-musulman où le nombre de ses habitants juifs était supérieur à celui des musulmans. Pendant plusieurs siècles, Debdou a été un modèle de coexistence et de tolérance entre juifs et musulmans.

 

Aujourd’hui, il n’y a plus de juifs à Debdou, mais la cité garde jalousement tous les vestiges de ce passé fraternel. En cela,  et malgré le temps et l’oubli, Debdou reste le symbole d’une cohabitation possible entre juifs et musulmans.

  

Le déclin économique de la ville de Debdou a commencé au début du siècle dernier. le départ des juifs par vagues successives, ainsi que la migration vers l’Europe d’une grande partie de ses habitants ont plongé la ville dans une misère économique et sociale qui perdure depuis plusieurs décennies.

Dans une région minée par le sous- développement, le chômage et  les problèmes socioéconomiques, l’absence de perspectives poussent des centaines de jeunes et d’habitants à quitter leur ville pour aller chercher des lendemains meilleurs vers l’Europe ou vers des villes marocaines plus prospères.

Aujourd’hui, la ville de Debdou essaye de renaître et de sortir de son isolement pour envoyer son message au monde d’aujourd’hui marqué par les fractures, le repli et les crispations identitaires et religieuses.

Consciente de la richesse de son passé patrimonial, culturel et civilisationnel, la population de Debdou, grâce à un réseau d’associations et de jeunes très actifs, essaye d’œuvrer pour le développement économique de la ville et lutter contre les carences dans les domaines de la santé, de l’éducation, du travail et des infrastructures.

Pour sortir de son marasme économique et social, Debdou s’appuie sur ses atouts et son immense patrimoine naturel, historique et cultuel afin de développer un tourisme solidaire avec la participation de ces habitants et contribuer ainsi à l’amélioration de la situation socioéconomique de la ville.

 

 

Qui sommes-nous ?

 

L’association des Amis de Debdou est née de l’initiative d’un groupe d’amis ayant découvert cette ville fantastique de Debdou et qui ont été frappés et choqués par le décalage entre d’une part,  les immenses atouts naturels de ce site, la richesse de son patrimoine, l’ouverture de sa population et le dynamisme de sa jeunesse et d’autres part les conditions de vie très difficiles de la majorité de ses habitants et les difficultés sociales et  économiques dans lesquelles vit sa population.

Conscients de la particularité de cette petite ville et de sa richesse historique et culturelle et le message de tolérance qu’elle porte par son passé, les Amis de Debdou essayent de faire connaître cette ville dans le monde entier et contribuent par leurs modestes moyens et par des actions de solidarité à la réussite de toutes les initiatives qui vont dans le sens d’un développement économique et social de la ville.

Plusieurs actions ont été menées depuis la création officielle de l’association en 2016 :

 

  • Opération hiver chaud en faveur des élèves des écoles et collèges de la ville
  • Equipement informatique de l’association de la Kasbah de Debdou
  • Dons de livres scolaires
  • Chantier international des jeunes bénévoles à Debdou en aout 2017 en partenariat avec l’association des Compagnons Bâtisseurs de la Région Centre et l’association de la Kasbah de Debdou. la seconde édition de ce chantier aura lieu en aout 2018.
  • Création en partenariat avec l’association de la Kasbah et avec l’appui de l’Ambassade de France au Maroc du festival  » Les Rendez-vous de l’Histoire de debdou » dont la première édition est prévue en septembre 2018 avec comme thème : Juifs et Musulmans du Maroc à travers l’Histoire.

 

Actuellement en projet :

  • Réhabilitation de Dar Marciano, maison emblématique du Mellah pour en faire une maison dédiée à la mémoire et aux association de la ville.
  • Opération  » Maisons d’Hôtes au Mellah de Debdou » : Aider les habitants du Mellah qui le souhaitent à aménager une chambre d’hôte leur permettant de recevoir des touristes et d’améliorer leurs situations économiques.

 

 

 

 

Pourquoi un festival de l’Histoire à Debdou ?

Debdou est une ville chargée d’histoire et de symboles. Autrefois place forte du royaume et de la dynastie mérinide, elle a joué un rôle important dans l’édification du Maroc contemporain. Elle fut également une place de résistance acharnée face à l’occupation française, mais elle a été surtout et à tout jamais connue pour être une ville de coexistence pacifique pendant plusieurs siècles entre les musulmans et les juifs chassés d’Espagne.

Ce projet s’inscrit dans la continuité des actions et projets menés dans le cadre de l’initiative royale de SM le Roi Mohammed VI, par l’Etat marocain, les pouvoirs publics, les collectivités territoriales et régionales ainsi que l’Agence de Développement de l’Oriental et qui ont pour objectif commun d’œuvrer pour sortir la ville de Debdou de son isolement, sa marginalisation et sa torpeur économique et sociale.

Les associations à l’initiative de ce projet souhaitent que ce festival unique au Maroc  contribuera à :

  • Faire connaître Debdou comme point d’attraction touristique chargé d’histoire et de symboles et lutter ainsi contre l’enclavement et l’isolement de la cité.
  • Valoriser le patrimoine matériel immatériel de la ville, contribuant ainsi à faire prendre conscience aux habitants de la ville de son importance et la nécessité de le sauvegarder
  • Faire de Debdou un symbole en rappelant l’héritage civilisationnel de Debdou, lieu de coexistence inter-religieuse entre juifs et musulmans dans une période très marquée par les replis identitaires et religieux.

 

Par cette initiative innovante, nous ambitionnons de faire connaître la ville de Debdou des marocains et des étrangers afin de susciter l’intérêt pour la ville et son histoire singulière. Il s’inscrit dans le cadre des initiatives visant à encourager l’émergence d’un tourisme culturel et cultuel qui favorise un développement économique de la ville profitable à ses habitants.

 

Quelles retombées pour la ville de Debdou ?

 

Les objectifs de cette initiative sont de trois natures :

Une visée sociale :

L’organisation de ce festival inédit permet de créer une dynamique dans la ville qui aura des retombées économiques et sociales sur les habitants de la ville.

Ce projet permettra aux habitants de porter un regard davantage positif sur leur ville confrontée à plusieurs problèmes socio-économiques avec le sentiment d’un abandon et d’une marginalisation. Nous pensons qu’il est de nature à renforcer le lien social et un sentiment de fierté pour ses habitants.

 

Une visée historique et culturelle :

La création de ce festival contribuera à faire connaître et reconnaître la richesse historique de la ville de Debdou dont beaucoup de marocains et même des habitants de Debdou ignorent le passé glorieux.

Il s’agit de susciter l’intérêt pour l’Histoire en général et pour celle de Debdou en particulier.

Il s’inscrit dans la droite lignée des projets impulsés dans la ville dans le cadre de l’initiative royale de sa Majesté le Roi Mohammed VI.

 

Une visée économique :

Debdou est une cité qui possède un extraordinaire patrimoine historique, civilisationnel, architectural et environnemental. Debdou rassemble également toutes les qualités requises pour développer un tourisme rural, culturel et cultuel qui aura un impact sur la vie économique de la cité.

Afin de disposer d’une infrastructure pour l’accueil des participants et des visiteurs, l’équipe du festival travaille avec des partenaires marocains et français sur un programme de restauration de chambres d’hôtes chez les habitants du Mellah et des quartiers historiques de Debdou. Ce programme se fera en concertation avec les acteurs locaux et les responsables de la collectivité et les services de la préfecture de Taourirt.

Avec les structures locales existantes à Debdou, à Taourirt et à Oujda, nous devrions disposer de places assez suffisantes pour accueillir les festivaliers.

Ce festival unique au Maroc permet à la ville d’être connue partout ce qui permet de développer un tourisme de qualité  point essentiel pour le développement futur de Debdou.

 

 A moyen et à long terme, ce projet a pour objectif :

 

– D’apporter une amélioration de la situation sociale et économique des populations les plus vulnérables de la ville de Debdou et qui souffrent de l’enclavement et de l’isolement de la ville.

– D’assoir une vraie politique de développement qui permet de sédentariser les populations sur place par des activités qui leurs procurent des revenus et des emplois durables.

 

 

 

Opération « Maisons d’Hôtes au Mellah de Debdou »  :

 

Contexte :

L’un des principaux obstacles à un développement touristique de la ville de Debdou est l’absence ou l’insuffisance  d’infrastructures hôtelières . Dans la perspective du festival   » Les Rendez-vous de l’Histoire » qui aura lieu à Debdou en septembre prochain et concertation avec des associations et des habitants de la ville, nous avons lancé l’opération « Maisons d’Hôtes au Mellah ».

Cette opération se met en place en partenariat avec l’association des Compagnons Bâtisseurs de Tours en France et l’association de la Kasbah de Debdou.

 

Les chantiers sont prévus en aout prochain avec la participation de jeunes bénévoles issus des quartiers de la ville de Tours et d’Orléans.

En quoi ça consiste ?

Cette opération consiste à aider les habitants du Mellah et des autres quartiers historiques de la ville à aménager des chambres d’hôtes pour pouvoir accueillir des visiteurs et des touristes.

Pendant le festival, ces chambres d’hôtes permettront d’accueillir les visiteurs et les participants chez l’habitant qui recevra en échange une rémunération.

Après le festival, l’habitant continuera à louer sa chambre d’hôtes s’il le souhaite aux touristes de passage à Debdou.

Une grande partie des matériaux nécessaire à la réhabilitation, notamment tout ce qui concerne les sanitaires sont fournis et acheminés vers Debdou,  grâce à la plate forme Soli’Bât des Compagnons Bâtisseurs de Tours.

le projet dans sa première tranche consiste à aménager 12 chambres d’hôtes à Debdou.

Le coût approximatif est d’environ 500 € par chambre soit un total de 6000 €

 

  Quels sont les objectifs de cette opération ?

Il s’agit de développer les bases d’un tourisme solidaire avec la participation des habitants. Un tourisme qui profite d’abord à la population de Debdou. les chambres d’hôtes permettront aux propriétaires de disposer d’un revenu d’appoint qui permet d’améliorer leur conditions de vie.

Cette opération permet de valoriser le patrimoine architectural ancien et sauvegarder par la même les habitations du mellah et des quartiers historiques dont beaucoup se trouvent dans un très mauvais état, faute d’entretien.

Il s’agit d’une opération qui permet de contribuer à préserver ce patrimoine historique qui est le Mellah de Debdou  symbole de la coexistence judéo-musulmane pendant des siècles.

Aujourd’hui les habitants du Mellahs sont pour la très grande majorité dans une situation de pauvreté extrême et n’ont pas les moyens d’entretenir ou de restaurer leurs habitations. Beaucoup, devant l’état de délabrement de leur habitation préfèrent quitter le quartier et s’installer dans les nouveaux quartiers de la ville. Le départ des habitants précipite à a chaque fois la dégradation du logement. beaucoup finissent par s’effondrer.

Cette opération très modeste par ces moyens qui en valorisant les habitations, devrait permettre de mieux sédentariser les habitants dans leurs logements du Mellah.

Il est certain vu l’état de délabrement de beaucoup de logements du Mellah que si rien n’est fait dans les prochaines années, ce quartier très historique risque tout simplement de disparaître à moyen terme et effacer ainsi une partie importante de la mémoire juive de la ville de Debdou.

 

Simon Lévy : Marocain d’abord !

http://albayane.press.ma/nouvel-hommage-a-simon-levy-travaux-de-recherche-darija-juifs-maroc.html

Six ans après la disparition du Dr Simon Lévy, un nouvel hommage lui a été rendu, jeudi soir, à l’initiative de l’Association Mimouna en partenariat avec la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc pour ses recherches et enquêtes compilées dans sa thèse de doctorat en études hébraïques, réalisée sous la direction de Haïm Zafrani et soutenue en 1990 à Paris 8 sous l’intitulé: «Parlers arabes des Juifs du Maroc: particularités et emprunts (histoire, sociolinguistique, géographie dialectale).

Présentant lui-même de manière résumée son travail, Simon Lévy écrivait que «jusque dans les années 1950, les Juifs du Maroc parlaient judéo-arabe, judéo-berbère, judéo-espagnol (Hakitiya), selon les régions. Le judéo-berbère a disparu durant les quarante dernières années. La Hakitiya a été réabsorbée par l’Espagnol moderne.

Les parlers arabes des juifs sont des modalités de l’arabe dialectal pré-hilalien. Ils présentent des particularités phonétiques, morphologiques et lexicales. On retrouve tout ou partie des particularités phonétiques et morphologiques dans les parlers pré-hilaliens. Ma thèse est fondée sur une enquête linguistique datant de 1972-1974: textes enregistrés, entretiens, questionnaire lexical. La recherche a porté sur les conditions d’établissement des communautés juives, sur le processus de différenciation de leurs parlers. Jusqu’à quel point les périodes de bilinguisme (arabe-berbère; arabo-espagnol; arabo-français) ont-elles influé? Les traits phonétiques permettent de regrouper les parlers juifs en trois groupes: 1. Fès, Meknès, Rabat-Salé, Séfrou; 1. Tafilalt, Wad Dra, Debdou 3. Marrakech, Essaouira, Safi, El Jadida, Azemmour».

Son travail englobe donc toutes les régions du pays, à l’exception de la région des Jabla dans le nord du Maroc où il a participé à une entreprise similaire menée en partenariat avec le Dr émérite Dominique Caubet de l’université de Paris 8 et le Dr Angeles Vincente de l’université de Saragosse qui participaient à cette cérémonie d’hommage.

Pour les deux linguistes, Simon Levy a été d’un grand apport pour mener à bon escient leurs recherches sur le parler des juifs du Maroc dans la région des Jbala dans l’ex-zone du protectorat espagnol.

Elles sont évidemment revenues sur leurs rencontres avec le professeur et collègue Simon Lévy, soulignant au passage ses qualités irréprochables de chercheur méticuleux, de travailleur infatigable et de perfectionniste.

Sur ce point, le modérateur de la rencontre Mohamed Hatim de la Faculté des lettres de Fès n’a pas tari d’éloges envers «Ssi Simon» qu’il a présenté comme étant «un homme à part».

Selon lui, Simon était un homme intègre et un militant de cœur porté plutôt sur l’action.

Après plusieurs années d’action et de militantisme politique et syndical, le juif qui somnolait en Simon l’a poussé à créer le Musée juif de Casablanca où il a rassemblé une riche documentation sur le passage des juifs au Maroc et leur legs culturel, patrimoine que ses héritiers ont d’ailleurs remis comme don à la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc (BNRM) et aux Archives du Maroc.

Simon se disait Marocain d’abord et accessoirement juif, a-t-il rappelé.

Et de poursuivre : Simon ne s’affichait jamais. Son abnégation l’amenait à se placer toujours derrière au cours de toutes les manifestations.

Mais Simon était aussi un bon vivant qui aimait la bonne bouffe et les choses gaies de la vie, dira encore Hatimi.

Il savait aussi devenir agréable quand il obtient satisfaction, a-t-il noté. Ce qui n’exclut pas qu’il était aussi capable de piquer des colères quelquefois insupportables, a affirmé Dr Hatimi.

La soirée s’est poursuivie par un autre hommage rendu cette fois-ci par le directeur des Archives du Maroc, Jamaâ Baida à Germain Ayache, cet autre historien de confession juive, venu à la discipline par un concours de circonstances.

Militant communiste depuis le milieu des années 30, il a été congédié pendant la deuxième guerre mondiale de son poste d’enseignant au Lycée Lyautey, ce qui lui a laissé le temps de faire des recherches sur l’histoire du Maroc et en particulier, sur «la fin de l’indépendance du Maroc (1880-1912).

Selon Dr Baida, qui a passé en revue toute l’œuvre de «son professeur et collègue», Germain Ayache, le militant et le chercheur voyait en l’histoire non pas un travail de recherche pour la recherche mais une véritable science utile pour le bien de la société.

M’barek Tafsi